Breizhelle

23 juillet 2011

De la couleur dans nos vies

Un bambinou fleurit, et il y a de la couleur dans nos vies. On rit on s'émerveille, y'a des pleurs, des bosses et des matins rigolos, des soirs câlins. Il y a du bruit et de la fatigue, des doudous qui traînent partout, mais plus jamais de vide. Ces regards échangés, ces mimines qui s'affairent, c'est de l'or par quintal, léger comme le vent. Quand ils dorment, quand ils rient, c'est l'histoire de toute une vie.

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22 mai 2011

30 ans les séparent...

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Posté par Yann et Adeline à 21:45 - Commentaires [3]

18 mai 2011

Vol au dessus d'un nid d'amour

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Julia va bientôt fêter ses 6 mois, et nous nos 6 mois d'expériences en tant que parents.

Depuis le dernier billet, très lointain, plein de choses ont changé.

Julia, d'abord, bien sûr. Cette petite loupette construit plus vite que les nouvelles maisons qui poussent derrière chez nous : elle construit de la Julia et fait rétrécir ses habits régulièrement (ou dirait-on) ; elle construit du caractère, un caractère vivant, curieux, joyeux, parfois un peu colère, et tellement bavard.... ; elle construit des capacités énormes, pour bouger, gazouiller. En fait, la seule chose qu'elle ne construit que tout doucement, c'est les cheveux ;-) C'est un véritable pinson qui chante le matin, bavarde une bonne partie de la journée, observe tout avec ses grands yeux, et mange TOUT. Elle attrape tout aussi maintenant, y compris notre visage, notre cou et nos cheveux, qu'elle tord - amoureusement sans doute - dans ses petites mimines.

Nous aussi, nous avons changé. Un peu plus qualifiés en tant que parents. Un peu plus dingues d'elle chaque jour. Quelques cernes sous les yeux, aussi ! Mais toujours le sourire ;-)

Pour ses 4 mois, Julia nous a fait une petite frayeur. Une journée et une nuit aux urgences car la petiote vomissait et ne se nourrissait plus. Une perf, quelques examens, et 2 jours après, nous avions retrouvé notre Julia. Evidemment cette expérience nous aura un peu marqués. Mis à part l'épreuve physique et psychologique qu'on imagine, de voir à quelle vitesse notre Julia perdait de sa vitalité habituelle et blémissait nous a fait mesurer l'attachement extrême qui nous lie tous les 3. Cet amour qu'on porte à ses enfants, il se vit dans les tripes. Difficile de l'exprimer poétiquement, alors pour faire simple on pourrait dire que : c'est juste ENORME. Julia sans sourire (et encore, la pauvrette, elle continuait à en décocher quelqu'uns aux beaux et jeunes pédiatres ;-) c'était comme de la voir s'éloigner de nous. Mais la vie fait bien les choses : 8 semaines après ce passage à vide, c'est presque oublié.

S'éloigner, c'est un peu ce que j'ai fait en retournant au travail le 15 mars. La déchirure tant crainte s'est apparentée à une seconde naissance. Mais cette fois ce n'était pas une naissance qui pouvait me permettre de prendre Julia dans mes bras. C'était une séparation radicale. Des journées entières sans elle. Ce fut dur. Très dur. Mais ce double manteau que je porte maintenant, ces 2 métiers que je vis, ce sont 2 mondes à la fois ultra séparés, et qui s'illuminent l'un l'autre. Mes journées de travail ont cette intensité que donne à chaque heure la promesse de nous retrouver tous à la maison le soir venu. Et les moments en famille prennent une puissance phénoménale. Le travail, important bien sûr, se mesure dorénavant à l'aune de la vie familiale, ce qui fait relativiser beaucoup de choses... Et, une fois encore, l'être humain a une grande capacité d'adaptation : on s'habitue, vite, très vite même ; on prend le pli, avec plus ou moins de souplesse. Julia est heureuse, le matin quand on la quitte, le soir quand on la retrouve. C'est déjà beaucoup. C'est même le principal pour être heureux soi-même. Et le jeudi c'est off-day, un jour précieux, entre mère et fille, un jour sans ambition, un jour ordinaire à deux, un retour aux sources de la maternité, un jour tranquille et lumineux lové au milieu de la semaine, mais en dehors de la Semaine.

 A 4 mois et quelques, Julia a ausi pris ses 1ères vacances. 12 heures de route (tout en douceur et en dodo !) pour faire connaissance avec son second pays, la Bretagne. Car le petit moussaillon a quand même 50 % de sang breton ! Elle a pu profiter de ses grands-parents, faire la connaissance de plein de monde, y compris de son grand-papy, qui nous a quitté depuis mais qui, nous le savons, a été très, très heureux de la rencontrer. Julia a aussi vu et senti la mer, a respiré l'air iodé, propice aux siestes, et a pris ses 4h au bord de l'océan. La prochaine fois c'est sûr, elle touchera la mer et promènera ses petits pieds tout doux sur le sable fin !

Long billet, certes, mais mine de rien il couvre un peu moins de la moitié de la vie de notre Breizhellon. En relisant nos 1ers billets de parents, je souris. Quelle aventure, mes aïeux ! Et quel Bonheur inénarrable !

Adeline

Posté par Yann et Adeline à 21:48 - Commentaires [2]

12 mai 2011

Comme quoi !

Ceci est un billet destiné aux hommes ! (Mesdames, vous pouvez le lire, vous êtes un peu concernées quand même).

Force est de constater que le changement est radical suite à l'arrivée d'un bébé. Avant ce chamboulement, vous rêvez d'une belle voiture de sport, d'une nouvelle moto, vous vous imaginez au volant d'un cabriolet plein de chevaux sur une route de montagne ou le long des plages bretonnes.

Mais un jour, le bon sens reprend le dessus, en fait le jour où vous partez en vacances avec un tout petit bébé et que votre voiture est remplie à ras bord. Pourtant vous avez fait votre valise light, entendez par là avec le minimum de chaussettes et de caleçons en prévision de la tonne d'affaires de bébé : trousse à pharmacie, vêtements chauds, vêtements froids, sac à langer, poussette, cosy, berceau, siège de bain, pack d'eau 'pour biberon', boîte de lait en poudre et j'en passe (si si !). Vous noterez que je n'ai même pas évoqué les affaires de Madame...

Ce jour là, vous commencez à rêver de tout autre chose. Bizarrement, lorsqu'un véhicule de sport vous double, vous n'y prêtez plus aucune attention. Oui, vous êtes pris par le syndrôme du nouveau père, vous rêvez d'un monospace : T'as vu chérie, celui là il a l'air d'avoir un plus grand coffre que celui de tout à l'heure, et puis il est moins haut, il doit consommer moins ! Ah non, celui là est beaucoup trop long, t'imagine les créneaux !!! Ah non, celui là je ne n'aime pas sa ligne (tiens, un reste de l'avant papa où le design comptait plus que le confort, hi hi).

Oui, je l'admets devant vous tous, je rêve d'un monospace et je l'assume. Bien sûr je vais attendre que ma voiture flanche, ou peut-être l'arrivée d'un autre bambin, qui sait ? Mais quand même, j'aimerais bien avoir un monospace là tout de suite moi ;-)

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Yann

P.S. : c'est bientôt mon anniversaire, alors si vous voulez faire un cadeau commun...

Posté par Yann et Adeline à 22:11 - Commentaires [4]

05 mars 2011

Les bébés naissent dans les choux... gras

10h30, dring dring, le téléphone sonne.

Adeline : Allo? ... Allo??? Allo ! ALLO !

La 'Dame' : .. Allo, ... Madame ... Le Glouyanec ?

Adeline : Oui, enfin non, mais c'est pas grave...

Ah, encore un gentil coup de fil pour moi. Le coup de fil du jour. Pour me féliciter de la naissance de... "comment s'appelle, au fait, votre petite princesse ? et ça lui fait 3 mois maintenant n'est-ce pas ? une petite fille, vous devez être heureuse...!" Ben oui, mais en quoi ça vous regarde au juste ? Ah oui c'est vrai, j'ai droit à plein de cadeaux car je suis une mère, et à ce titre je viens de devenir exceptionnelle, digne d'intérêt et de plein de bonnes intentions. Quel bonheur !

Car Julia est une pipole. Tout le monde sait qu'elle est née. Je reçois des e-mails quotidiens de Pampino, Bléditruc et autres super clubs prêts à m'accueillir dans leur joyeuse communauté de mères solidaires. Et ne croyez pas qu'il s'agit (juste) de me vendre des couches ou du lait, ou encore des bouquins. Non, on met gracieusement à ma disposition tout un tas d'infos et de conseils pour m'aider. M'aider dans la délicate tâche de nourrir mon bébé, de le soigner, de l'éveiller, bref, de l'aimer. Au cas où nous, certes jeunes et merveilleux parents, nous aurions néanmoins du mal à être vraiment bons sans être épaulés par les experts (car ils le sont, tous autant qu'ils sont) de ces grandes marques à l'esprit magnanime et altruiste. D'ailleurs, difficile de savoir comment tous ces gens savent qui nous sommes. J'ai été un peu stupéfaite, je l'avoue, le jour où j'ai reçu mon 1er mail du Blédiclub : "ADELINE, apportez le meilleur à JULIA". Hein ? Pardon ? Depuis c'est l'inondation. Par tous les moyens de communication. Et impossible de se désabonner de toutes ces fantastiques newsletters. C'est comme avec les bougies d'anniversaire magiques : ça revient toujours. Et comme le dit Vert l'Ane, tous ces produits fantastiques sont destinés à un bébé unique : le mien. Ben voyons, une collection entière de vêtements taillés pour ma Julia ? Franchement, je ne pensais pas qu'il y avait autant de gens qui l'aimaient. Ca m'étourdirait presque. Non, attendez-voir que j'analyse bien mes sentiments... En fait, ça m'agace, voire même, ça m'énerve au plus haut point.

Julia, 3 mois, a déjà les 2 chaussons dans la société de consommation.

Posté par Yann et Adeline à 11:44 - Commentaires [2]




28 février 2011

3 mois !

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Aujourd'hui, notre petite puce a 3 mois. 3 mois, déjà... 3 mois, 3 petits mois seulement !

Il y a un an, une poignée de cellules joueuses se lançaient dans la fabrication d'un bébé rigolo. En 1 an, une petite poussière invisible est devenue une petite personne tout en jolies rondeurs avec un petit caractère en formation. Mazette !

En 3 mois, Julia a poussé comme une herbe folle. D'un petit être tout perdu et fripouillé, elle s'est transformée en ce petit personnage qui nous étonne et nous amuse. Elle a fabriqué 12 cm et plus de 3 kg de Julia supplémentaire (quel bonus !). Elle a appris à sourire et à rire, à dire Areuh avec une élocution parfaite et un sens de l'intonation stupéfiant, mais aussi à essayer tout un tas de voyelles et de consonnes différentes. Elle a testé tous les muscles de son visage dans toutes les combinaisons et associations possibles et imaginables (voire au-delà). Elle travaille chaque jour des mouvements qui devraient bientôt lui permettre de se retourner, elle sait maintenant faire marche arrière sur la table à langer et elle travaille ses abdos pour tenter une position plus assise. Elle a effectué tellement de mouvements de jambes dans sa courte vie qu'en revendant l'énergie produite à EDF, nous pourrions tous les deux arrêter définitivement de travailler. Elle a enfin réussi à sucer son pouce, puis à sucer 2 doigts à la fois, puis 3, puis 4... Elle a élu domicile dans sa chambre et a quitté le berceau pour investir son "grand" lit. Elle est passé de 12 à 6 tétées par jour (ouf). Elle a appris à dormir de longues heures d'affilée la nuit (sauf erreur ponctuelle). Elle a goûté aux joies de la lecture et compris que le bain n'était pas une torture, qu'il pouvait même être relativement amusant (en particulier si on essaye de vider la baignoire et qu'on arrive à mouiller ses parents). Par contre, elle ne sait toujours pas faire en sorte de ne pas avoir un hoquet quotidien.

Tous ces apprentissages ont nécessité concentration, énergie, de nombreuses heures de sommeil, de réconfort, et une quantité de lait que nous n'avons malheureusement pas calculée (ç'aurait été marrant). En revanche, ce qui n'a demandé à Julia aucun effort, et qui a fonctionné dès l'instant où elle née, c'est de rendre son papa et sa maman raides dingues d'elle...

Posté par Yann et Adeline à 19:34 - Commentaires [3]

20 février 2011

Naissance d'une mère

Samedi, Julia a fait sa première sortie ; ce fut un véritable bain de foule familial !
Nous avions longtemps hésité avant d'accepter l'invitation qui nous avait été faite (les 90 ans de mon grand-père) : premier restaurant, nombreux invités, tout cela au cœur de l'hiver. Julia allait-elle apprécier cette expérience inédite ?
Julia a en fait passé une très bonne journée. Star à sa manière, sage comme une image, belle comme le jour, évidemment... Elle a passé des heures heureuses et sereines sous d'innombrables regards pleins de douceur. L'expérience inédite, bien entendu, c'était la nôtre, à nous parents !
Et moi ? Moi, je suis devenue mère dans le monde extérieur. J'ai posé sur moi-même un regard que je ne pouvais bien sûr pas avoir au sein de mon cocon-maison... Et j'ai regardé, émue, ma toute petite fille évoluer dans le grand monde, dans les bras de toutes ces femmes qui revivaient avec une émotion et une joie palpables leur propre maternité.
Et accepté de la laisser, un petit peu, aux autres ;-)

Adeline

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Posté par Yann et Adeline à 17:17 - Commentaires [4]

21 janvier 2011

De la réduction de l'espace et la distorsion du temps

Combien de fois ai-je constaté autour de moi que la venue d'un bébé occasionnait souvent une réorganisation totale, dans les premiers temps du moins, d'un blog, des sujets de conversation, des albums photos... On ne parle presque plus que du bébé, à tel point qu'on ne sait même plus vraiment comment se portent les parents, voire s'ils vivent encore ;-)
Eh bien, Breizhelle pourrait bien se trouver dans la situation de glisser sur la même pente... fatale !

Il faut dire que c'est stupéfiant, ce phénomène du jeune parent. C'est sans doute encore plus prégnant dans le cas d'une maternité hivernale comme la mienne. Bien sûr nous sortons régulièrement Julia pour une petite promenade (nous avons même testé notre poussette de compèt' dans la neige) et nous courons dehors dès que le soleil perce afin de synthétiser notre vitamine D. Mais la semaine, quand il fait froid et mauvais, qu'il faut jongler entre l'entretien minimum de la maison, la fatigue, les tétées et les averses ou les coups de vent... la seule sortie de la journée se résume souvent à un voyage vers la boîte aux lettres, ou pour sortir/rentrer les poubelles (ce qui offre l'opportunité géniale de sortir 2 fois dans la journée). L'idée d'aller au supermarché, auparavant corvéesque, flotte dans l'esprit comme un projet bien sympathique. Aller s'acheter de nouvelles chaussures ? un défi qu'on n'arrivera sans doute pas à relever avant la fin des soldes. Aller à la poste acheter des timbres, à la pharmacie récupérer une crème pour le change, ça se prépare un peu comme la traversée des Alpes à dos d'éléphant...

Il faut dire par ailleurs que toute la journée tourne autour de bébé (tiens, ça vient peut-être de là, le nom de ce fameux magasin), c'est imparable. De son rythme changeant et aussi incertain que le temps breton dépend l'opportunité de piquer un somme, de manger, de faire l'Essentiel. Ah ! ces 1ers jours où le petit déjeuner est zappé, où le déjeuner est avalé à la va-vite, où on se lave les dents à 14h et où on se rend compte le soir à 23h qu'on a oublié de se coiffer... chéri, pourquoi tu m'as rien dit ?! Vers 6-7 semaines, on essaie à Bébé de belles petites tenues à croquer, qu'on pensait trop grandes mais qui sont en réalité déjà presque trop petites, sans penser qu'on porte soi-même le même gilet depuis le retour de la maternité ;-)
Et puis, petit à petit, on retrouve la maîtrise des choses, on retrouve sa crème de jour, son parfum, on redécouvre sa garde-robe (même si beaucoup de pantalons semblent avoir, curieusement, un peu rétréci). Mais toutes ces choses semblent encore secondaires. Faire rire son bébé, c'est quand même autrement important que d'avoir les ongles limés !

Alors voilà, on devient vite un habitant symptomatique du Monde de Bébé. Par de nombreux aspects, c'est formidable, car cet inconnu qui débarque un beau jour, ou une belle nuit, devient rapidement l'être qu'on connaît le mieux au monde, jusque dans le nombre de bourrelets à chaque cuisse, la forme des orteils, la signification de telle grimace... Se construit un rapport rapidement fusionnel qui est, il faut le dire, magique. Mais on se rend également compte de la distorsion de l'espace-temps et de l'espace-esprit qui s'est opéré. Chaque sortie sans bébé, laissé pourtant aux bons soins d'un être aimant et de confiance, crée un vide qui frise parfois la panique (qu'ai-je fait ? j'ai abandonné mon bébé !). Je me sens littéralement fine quand je sors seule, sans bébé et sans mon gros ventre, ballottée par les vents, mais aussi un peu courbée, les bras ballants, comme si le fait de ne plus rien avoir dans les bras m'attirait vers le bas. Une odeur bizarre dans la rue, je pense "La couche est pleine". Un son strident, je pense "Qu'il gazouille bien mon bébé !". Et là, soudain, c'est un peu flippant. Là soudain, on se rend compte qu'on aimerait bien retrouver le goût de s'habiller chouette, aller faire un resto, voir du monde, faire un tour à vélo... allez, juste un petit dîner aux chandelles !

Alors évidemment, le retour au travail, un jour (...), me ramènera de force dans la réalité. Ce sera probablement violent. Mieux vaut sans doute, chaque jour, pratiquer ces petites activités qui permettent de se rappeler tout en douceur qu'il y a un monde dehors : couper un temps le CD de berceuses et écouter les infos - mêmes désolantes -, écrire un billet sur le blog et lire ceux des autres, appeler une copine. Et rêver à tout ce qu'on va désormais pouvoir faire, non pas à deux comme avant, mais à trois. 3 : désormais le plus beau chiffre du monde :-)

Adeline

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10 janvier 2011

Une petite personne à la maison, ou 6 semaines hors du commun

Et voilà, cela fait 6 semaines, déjà, que Julia occupe notre vie. 6 semaines déjà, et pourtant le temps semble déjà loin où Haricot faisait ses pirouettes dans mon ventre ; la vie sans Julia, un autre monde...

Regarder les photos prises à la maternité nous fait déjà tout drôle : ce petit être tout fragile, tout fin, un peu aveugle, comme une petite souris sans poils. Le temps de rentrer à la maison, de fêter Noël, le temps de traverser ces jours plein de sommeil, et la voilà qui sourit, qui dit "Areuh" (si si !), qui nous fait des grimaces que nous connaissons déjà par cœur et qui nous font tellement rire...

Alors oui, être parent, être mère, être père, c'est plein, plein de bonheur. Mais c'est surtout une expérience hors du commun qu'on ne peut sans doute que vivre soi-même. Et quoi qu'on en dise, ces tout premiers moments ensemble, c'est un mélange complexe de clair et de nuit, de moments Merveilleux et de grand Désarroi, quand tout le corps et l'esprit tout entier sont dépassés par le rythme anarchique et inconnu d'une si petite personne. Une personne qui dépend pourtant complètement de nous, pour manger, vivre, mais aussi grandir et être heureuse...

Chaque jour différent, chaque ressenti nouveau... Breizhelle ne suffirait pas pour en raconter la moitié. Nous nous contenterons donc de quelques aperçus ; à vous d'imaginer le reste, ou de vous rappeler ce que vous avez vous-même vécu ;-)

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22 décembre 2010

Breizhelle sous la neige, doucement hiberne...

Breizhelle s'est laissé gagner par la torpeur hivernale. Emmitouflé sous les flocons, le blog attend patiemment que nous réapparaissions. Cela prendra sans doute du temps, autant qu'il en faudra pour se réveiller un peu du rêve à trois que nous avons entamé le 28 novembre, nuit de neige, nuit magique, où Breizhelon(ne) nous a rejoints, où Julia est entrée dans nos vies.

En attendant ce petit printemps de la blogosphère, nous vous souhaitons de lumineuses fêtes de fin d'année !

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